Indices de précocité de semence de maïs : choisir selon son climat et sa date de récolte

L'indice de précocité détermine la vitesse de développement du maïs de la levée à la maturité, conditionnant la date de récolte et le rendement potentiel final.
Choisir le bon indice de précocité selon votre région, votre type de sol et votre objectif de production (grain, ensilage ou méthanisation) est essentiel pour sécuriser la récolte au bon stade de maturité. Un mauvais choix peut entraîner une récolte trop humide ou un grain insuffisamment rempli.
L'indice de précocité s'exprime généralement en unités FAO ou en classes (très précoce, précoce, demi-tardif, tardif). Cette classification guide les agriculteurs dans l'adaptation variétale à leur contexte pédoclimatique.
👉 Pour approfondir votre stratégie de choix, consultez le guide complet Choisir la variété de maïs selon son usage : grain, ensilage ou méthanisation.
Qu'est-ce que l'indice de précocité du maïs ?
L'indice de précocité mesure la durée du cycle végétatif du maïs, de la levée à la maturité physiologique complète. Cette durée s'exprime en somme de températures accumulées.
Définition et échelles de mesure
L'indice de précocité se présente sous deux formes principales.
Échelle FAO : échelle internationale numérique continue. Les valeurs s'échelonnent de 150 (très précoce) à 350 (très tardif). Chaque point FAO représente environ 10 degrés-jours de cumul thermique supplémentaire.
Classes de précocité : classification française simplifiée en groupes. Les catégories incluent très précoce, précoce, demi-précoce, demi-tardif et tardif. Cette classification facilite la communication entre agriculteurs et techniciens.
Principe physiologique
Un indice faible (< 200 FAO) correspond à un cycle court de 90-110 jours. Ces variétés atteignent rapidement leur maturité. Elles conviennent aux zones fraîches ou à faible cumul thermique (Nord, altitude, zones océaniques).
Un indice élevé (> 260 FAO) désigne un cycle long de 130-150 jours. Ces variétés nécessitent plus de chaleur cumulée. Elles sont réservées aux régions chaudes où la maturité s'atteint plus tardivement (Sud, Sud-Ouest, zones continentales).
Impact sur le rendement
La précocité influence directement le potentiel de rendement. Une variété tardive dispose de plus de temps pour accumuler de la biomasse. Elle produit plus de feuilles et d'épis plus gros.
Selon Arvalis (2024), une variété plus tardive obtient en général un rendement supérieur de 0,5 à 2,5 q/ha par point de tardiveté dans la zone Nord. Ce gain s'explique par une photosynthèse plus longue et un remplissage du grain prolongé.
Cependant, ce potentiel supplémentaire ne s'exprime que si le cumul thermique régional permet d'atteindre la maturité. Une variété trop tardive ne mûrit pas correctement et se récolte humide, annulant le gain théorique.
Adaptation au contexte local
Le choix de l'indice s'adapte au cumul de températures disponible localement. Ce cumul dépend de la latitude, de l'altitude, de la proximité maritime et du millésime climatique.
Les régions de montagne nécessitent des variétés très précoces malgré leur latitude méridionale. L'altitude réduit le cumul thermique disponible. Une variété tardive ne mûrirait pas avant les premières gelées.
Les régions océaniques (Bretagne, Normandie) privilégient les variétés précoces. Les étés frais et les automnes humides limitent le cumul thermique. Une récolte avant les pluies d'octobre sécurise la qualité.
Comment se calcule la précocité du maïs ?
La précocité se calcule à partir de la somme de températures nécessaire pour atteindre la maturité physiologique. Cette somme s'exprime en degrés-jours cumulés depuis la levée.
Principe du calcul en degrés-jours
Un degré-jour représente un degré Celsius au-dessus d'une température de base pendant 24 heures. Pour le maïs, la température de base est généralement fixée à 6 ou 10 °C selon les références.
Formule de calcul :
Degrés-jours = (Température moyenne journalière - Température de base) × 1 jour
La température moyenne journalière se calcule : (T°max + T°min) / 2
Exemple : si la température maximale est 25 °C et la minimale 15 °C, la moyenne est 20 °C. Avec une base à 6 °C, la journée apporte 14 degrés-jours (20 - 6 = 14).
Cumul nécessaire par type de maïs
Chaque variété atteint sa maturité physiologique après un certain nombre de degrés-jours cumulés depuis la levée. Ce cumul varie selon la précocité.
Type de maïs | Indice FAO approximatif | Somme de températures (°C cumulés) | Durée cycle (jours) | Zones conseillées |
Très précoce | < 180 | 1350 – 1450 | 90 – 105 | Nord, altitude > 500 m |
Précoce | 180 – 220 | 1450 – 1550 | 105 – 120 | Nord, zones intermédiaires |
Demi-précoce | 220 – 240 | 1550 – 1600 | 120 – 130 | Ouest, Centre, Nord-Est |
Demi-tardif | 240 – 260 | 1600 – 1650 | 130 – 140 | Centre, Ouest, Centre-Est |
Tardif | > 260 | 1650 – 1800 | 140 – 155 | Sud, Sud-Ouest irrigué |
Variabilité selon les conditions
La durée réelle du cycle en jours dépend des températures moyennes pendant la culture. Un été chaud accélère le cycle. Un été frais le rallonge.
Une variété FAO 250 nécessite environ 1600 degrés-jours. Si les températures moyennes sont de 18 °C (12 degrés-jours par jour avec base 6 °C), le cycle durera 133 jours. Si les températures moyennes sont de 16 °C (10 degrés-jours par jour), le cycle s'étendra à 160 jours.
Cette variabilité explique pourquoi deux variétés identiques semées à la même date peuvent se récolter à des dates différentes selon les années.
Importance pour la planification
La connaissance de la somme de températures permet de prévoir la date de récolte. Additionnez les degrés-jours depuis la levée. Comparez au besoin de la variété. Estimez le nombre de jours restants selon les normales saisonnières.
Cette prévision aide à planifier les chantiers de récolte, à anticiper les besoins en séchage et à organiser la logistique de commercialisation.
➡️ Pour comprendre l'impact du climat sur la levée, consultez l'article Somme de températures nécessaires à la germination du maïs.
Quelle précocité choisir selon votre région et votre récolte ?
L'objectif de production (grain, ensilage ou méthanisation) et la date de récolte visée guident le choix de l'indice de précocité. Adaptez la précocité au climat régional et au débouché.
Maïs grain : maximiser le remplissage
Pour le maïs grain, privilégiez un cycle moyen à long (indice FAO > 220) si votre région offre un automne doux avec cumul thermique suffisant. Un cycle long maximise le remplissage du grain et le poids de mille grains (PMG).
Objectif technique : atteindre la maturité grain à 28-32 % d'humidité avant mi-octobre dans les régions du Nord, avant fin octobre dans les régions du Sud.
Contrainte régionale : une variété trop tardive se récolte trop humide (> 35 % humidité). Les coûts de séchage explosent. Le risque de verse augmente. La qualité sanitaire se dégrade (fusariose, pourriture).
Selon Agreste (2025), la surface nationale en maïs grain a reculé avec un climat plus chaud. Ce recul s'accompagne d'une adaptation vers des cycles plus courts dans certaines régions. Les agriculteurs anticipent des étés plus secs et des automnes moins favorables au séchage naturel.
Choix selon les zones :
Nord (Hauts-de-France, Normandie) : FAO 200-240, récolte fin septembre - début octobre
Centre (Île-de-France, Centre-Val de Loire) : FAO 240-280, récolte mi-octobre
Sud-Ouest (Occitanie, Nouvelle-Aquitaine) : FAO 280-320, récolte fin octobre - début novembre
Une variété bien adaptée sèche naturellement au champ. Chaque point d'humidité en moins économise 1,5-2 €/tonne de frais de séchage.
👉 Pour découvrir les variétés adaptées à votre objectif grain, consultez notre guide Variétés de maïs grain et optimisation du rendement.
Maïs ensilage : viser 32-35 % MS
Pour le maïs ensilage, la précocité doit garantir une teneur en matière sèche de 32 à 35 % à la récolte. Ce stade optimal combine rendement matière sèche maximal et bonne conservation par fermentation lactique.
Objectif technique : récolter au stade grain vitreux-corné, quand la ligne de lait se situe à mi-grain. Les feuilles du bas commencent à sécher. La tige reste verte dans sa partie supérieure.
Impact de la précocité : une variété trop tardive risque une récolte trop humide (< 30 % MS). Le silo produit des jus et perd de la matière sèche. Une variété trop précoce limite le potentiel de rendement mais sécurise le stade optimal.
Selon Arvalis (2024), pour la série précoce S1 du réseau VPI, récoltée à 33,6 % MS, le rendement moyen atteint 17,7 t MS/ha. Ce niveau élevé témoigne du bon compromis entre précocité et productivité des variétés S1.
Les variétés S1 (série précoce) conviennent aux zones Nord et Ouest. Elles atteignent 32-35 % MS avant mi-septembre. La récolte s'effectue avant les pluies automnales qui compliquent les chantiers.
Les variétés S2-S3 (séries plus tardives) s'adaptent aux zones Centre et Sud. Elles atteignent 32-35 % MS fin septembre - début octobre. Le potentiel de rendement s'améliore de 1-2 t MS/ha par série de tardiveté.
Choix selon les zones :
Nord et Ouest : Séries S0-S1 (FAO 180-220), récolte début septembre
Centre : Séries S1-S2 (FAO 220-250), récolte mi-septembre
Sud : Séries S2-S3 (FAO 250-280), récolte fin septembre
Le stade optimal de 32-35 % MS garantit une fermentation lactique rapide. Le pH descend en 10-15 jours. Les pertes de matière sèche restent limitées à 8-12 %.
👉 Pour les variétés à haute valeur alimentaire, lisez Variétés de maïs ensilage : productivité et valeur alimentaire.
Maïs pour méthanisation : biomasse maximale
Pour la méthanisation, optez pour un indice proche du demi-tardif (FAO 240-270). L'objectif consiste à maximiser la biomasse totale par hectare. Le potentiel méthane augmente avec le rendement matière sèche.
Objectif technique : produire 13-15 t MS/ha pour générer 4500-5500 m³ de méthane par hectare. Chaque tonne MS supplémentaire apporte environ 350 m³ de méthane.
Stratégie de précocité : privilégiez des variétés à fort potentiel MS mais adaptez la récolte selon la météo. Un maïs méthanisation se récolte idéalement à 32-35 % MS comme l'ensilage fourrager.
Les variétés demi-tardives produisent plus de biomasse grâce à un cycle long. La plante accumule plus de matière sèche dans les tiges, feuilles et grains. Le rendement MS gagne 1-2 t/ha par rapport aux variétés précoces.
Cependant, une variété trop tardive risque une récolte tardive et humide. Les conditions climatiques d'octobre (pluie, froid) compliquent les chantiers. La portance des sols se dégrade. La qualité de récolte diminue.
Comment interpréter les écarts de précocité ?
Des écarts de 5 à 10 points FAO peuvent modifier la date de récolte de 5 à 8 jours selon les conditions thermiques. Cette différence influence la planification des chantiers et la qualité de récolte.
Impact des écarts FAO sur le cycle
Un écart de 10 points FAO représente environ 100 degrés-jours supplémentaires. Avec des températures moyennes de 18 °C en fin de cycle (12 degrés-jours par jour), cet écart prolonge le cycle de 8-9 jours.
Exemple concret :
Variété A : FAO 250 → récolte prévisionnelle 20 septembre Variété B : FAO 260 → récolte prévisionnelle 28-29 septembre
Cet écart de 8 jours peut être critique. Les conditions météo se dégradent souvent fin septembre. Les pluies compliquent la récolte. L'humidité du grain remonte.
Variabilité selon la précocité
Les écarts de précocité influencent aussi la stabilité du taux de matière sèche. Les variétés précoces présentent une variabilité réduite. Les variétés tardives montrent plus de variabilité selon les années.
Le Guide régional Sud-Ouest 2024 d'Arvalis indique un écart-type seuil de 1,8 point de teneur en MS pour les variétés très précoces (S0). Cette faible variabilité témoigne de la régularité des variétés S0.
Les variétés S0 atteignent le stade optimal de MS dans 9 années sur 10. La récolte s'effectue au bon moment sans stress lié à la météo. Cette sécurité justifie le choix de variétés précoces malgré un potentiel de rendement légèrement inférieur.
Les variétés tardives (S3-S4) présentent un écart-type de 2,5-3 points de MS. La variabilité interannuelle s'accroît. Certaines années, la maturité s'atteint tôt. D'autres années, la récolte s'effectue tard et humide.
Conséquences sur la qualité
Un mauvais choix de précocité peut réduire significativement la qualité de la récolte. Une variété trop tardive se récolte humide. Le taux de matière sèche plafonne à 28-30 % au lieu de 32-35 %.
Les conséquences incluent :
Jus de silo et pertes de MS (15-20 % au lieu de 8-12 %)
Fermentation lactique lente et incomplète
Risque de développement de moisissures
Baisse de la valeur alimentaire (amidon insuffisant)
Une variété trop précoce se récolte à sur-maturité. Le taux MS dépasse 38-40 %. Les tiges se lignifient. La digestibilité des fibres chute de 3-5 points. Le tassement au silo devient difficile.
Pourquoi ajuster la précocité selon le climat ?
Un climat chaud ou une sécheresse anticipée raccourcit le cycle végétatif effectif. Les variétés précoces assurent alors une meilleure valorisation de l'eau disponible et sécurisent la récolte.
Impact du climat sur le cycle
Les températures élevées accélèrent le développement du maïs. Chaque degré au-dessus de la normale accélère le cycle de 1-2 jours. Un été caniculaire peut avancer la floraison de 8-12 jours par rapport à la normale.
Le stress hydrique raccourcit aussi le cycle. La plante accélère son développement pour échapper au stress. La floraison avance. Le remplissage du grain se comprime. Le PMG diminue.
En cas de sécheresse estivale, une variété précoce limite les dégâts. Le cycle s'achève avant l'épuisement complet des réserves hydriques du sol. Le grain se remplit avec l'eau disponible en juin-juillet.
Une variété tardive souffre davantage. La floraison intervient en juillet-août quand l'eau manque. Le nombre de grains fécondés chute. Le remplissage se fait en conditions de stress sévère. Le rendement s'effondre.
Adaptation en climat chaud
À l'inverse, en région à fortes sommes de températures (Sud-Ouest, vallée du Rhône), une variété plus tardive optimise la photosynthèse et le rendement. Le cumul thermique permet d'atteindre la maturité sans problème.
Les variétés tardives produisent plus de feuilles. La surface foliaire totale augmente. La photosynthèse s'effectue sur une période plus longue. La biomasse accumulée progresse de 15-25 % par rapport aux variétés précoces.
Le grain se remplit lentement mais complètement. Le PMG atteint 350-400 g au lieu de 300-330 g pour les variétés précoces. Le rendement grain gagne 5-10 q/ha par rapport à une variété précoce.
Évolution récente du climat
Le rapport Agreste 2025 sur les cultures de printemps souligne que les conditions climatiques 2025 ont avancé la floraison du maïs grain de 6 à 8 jours dans plusieurs régions françaises.
Cette avancée s'explique par des températures printanières supérieures aux normales. Les semis précoces combinés à des températures élevées accélèrent le développement végétatif.
Les conséquences incluent :
Floraison en juin au lieu de début juillet
Risque de stress hydrique accru à floraison
Nécessité d'anticiper les irrigations
Récolte potentiellement avancée de 1-2 semaines
Ces évolutions climatiques incitent les agriculteurs à réviser leur choix variétal. Les variétés légèrement plus précoces sécurisent la récolte. Les variétés trop tardives deviennent risquées même dans le Sud.
➡️ Découvrez aussi comment anticiper vos dates de semis dans Quand semer le maïs ?.
Précocité et objectifs de récolte : synthèse rapide
Le choix de l'indice de précocité s'ajuste selon l'objectif de culture et les contraintes régionales. Chaque usage privilégie une gamme de précocité spécifique.
Objectif de culture | Indice conseillé | Bénéfice principal | Risque si mal adapté | Zone géographique |
Grain | 220 – 280 | Rendement élevé, bon PMG, dessiccation naturelle | Grain trop humide à récolte, coûts séchage élevés | Centre, Sud, Sud-Ouest |
Grain précoce | 180 – 220 | Récolte sécurisée avant pluies, séchage rapide | Potentiel rendement limité (-5 à -8 q/ha) | Nord, Ouest, altitude |
Ensilage | 180 – 240 | Équilibre MS/énergie, 32-35 % MS, digestibilité optimale | Baisse valeur alimentaire si trop tardif ou précoce | Toutes zones selon série S0-S3 |
Méthanisation | 240 – 270 | Biomasse maximale, rendement MS élevé, potentiel méthane | Difficulté séchage, récolte tardive humide | Centre, Sud avec irrigation |
Bio / zones froides | 150 – 200 | Sécurité récolte avant gel, cycle court garanti | Perte de potentiel rendement (-10 à -15 q/ha) | Altitude, montagne, Nord |
Recommandations par système de culture
Système intensif irrigué : privilégiez des variétés tardives (FAO 280-320) pour maximiser le rendement. L'irrigation sécurise la floraison et le remplissage. Le potentiel s'exprime pleinement.
Système pluvial : adaptez la précocité au risque de stress hydrique. En zone séchante, préférez des variétés demi-précoces à demi-tardives (FAO 220-260). Le cycle s'achève avant l'épuisement des réserves.
Système biologique : choisissez des variétés précoces à demi-précoces (FAO 180-240). Le cycle court limite l'exposition aux adventices et aux ravageurs. La nutrition azotée limitée pénalise moins les variétés précoces.
Système polyculture-élevage : privilégiez des variétés ensilage de séries S1-S2 (FAO 200-240). La récolte s'effectue en septembre. Les travaux de semis des cultures d'hiver démarrent ensuite sans retard.
Conseils pratiques pour ajuster l'indice sur votre exploitation
Suivez une démarche méthodique pour choisir l'indice de précocité optimal. L'analyse des données historiques et le suivi des références techniques sécurisent la décision.
Méthodologie de choix en 5 étapes
1. Analysez les cumuls thermiques sur 10 ans
Consultez les données Météo-France de votre station la plus proche. Calculez la somme de degrés-jours (base 6 °C) de mai à septembre sur les 10 dernières années.
Identifiez les années défavorables (cumul faible). Vérifiez que la précocité envisagée permet d'atteindre la maturité même en année froide. Une variété bien adaptée mûrit dans 8-9 années sur 10.
Exemple : si le cumul minimal des 10 dernières années est 1550 degrés-jours, une variété FAO 240 (besoin 1600 degrés-jours) présente un risque. Préférez une FAO 220 (besoin 1550 degrés-jours) pour sécuriser.
2. Vérifiez les dates de semis optimales
Croisez la précocité avec la date de semis envisagée. Un semis tardif (après le 15 mai) nécessite une variété plus précoce pour compenser. Réduisez l'indice FAO de 20-30 points si vous semez 2-3 semaines après la date optimale.
Un semis précoce (avant le 20 avril) permet d'envisager des variétés plus tardives. Le cycle dispose de plus de temps. Augmentez l'indice FAO de 10-20 points pour maximiser le rendement.
3. Adaptez la densité de semis selon la précocité
Les variétés tardives se sèment moins dense que les variétés précoces. Les variétés tardives produisent des plantes plus développées. Elles nécessitent plus d'espace.
Densités recommandées :
Variétés précoces (FAO < 220) : 90-95 000 grains/ha
Variétés demi-précoces (FAO 220-250) : 85-90 000 grains/ha
Variétés tardives (FAO > 250) : 80-85 000 grains/ha
Une densité excessive sur variétés tardives augmente le risque de verse. Les plantes hautes se fragilisent. Le calibre des épis diminue.
4. Suivez les bulletins techniques régionaux
Abonnez-vous aux bulletins des Chambres d'Agriculture de votre région. Ces bulletins publient les observations de stades, les préconisations de désherbage et les alertes ravageurs.
Les bulletins indiquent aussi les dates de floraison observées. Comparez avec les normales saisonnières. Identifiez les avances ou retards de végétation. Ajustez vos prévisions de récolte.
5. Comparez les essais pluriannuels
Consultez les résultats d'essais variétaux publiés par Arvalis ou FranceAgriMer. Ces essais comparent les variétés sur 3-5 années dans différentes conditions.
Privilégiez les variétés régulières avec un faible écart-type de rendement. Une variété stable performe correctement même en année difficile. Une variété irrégulière excelle certaines années mais déçoit d'autres années.
Analysez le comportement en stress hydrique. Les notations de tolérance (échelle 1-9) guident le choix pour les sols séchants.
➡️ Consultez aussi notre article Choisir la variété de maïs selon son usage.
Passez à l'action dès aujourd'hui
Pour une implantation réussie et des semences adaptées à votre région et votre précocité optimale, commandez dès maintenant vos semences de maïs chez Farmi.
Nos experts vous accompagnent dans le choix de l'indice de précocité selon votre climat, votre type de sol et votre objectif de production. Nous analysons vos données historiques de cumuls thermiques et vous proposons les variétés les mieux adaptées.
Contactez votre technico-commercial Soufflet Agriculture – Sécurisez votre récolte avec la précocité adaptée.
FAQ – Indice de précocité du maïs
1. Comment connaître l'indice FAO d'une variété ?
L'indice FAO figure sur le catalogue officiel des variétés géré par le CTPS (Comité Technique Permanent de la Sélection). Consultez aussi les fiches techniques des semenciers.
Les fiches produits indiquent l'indice FAO précis ou la classe de précocité (très précoce, précoce, demi-tardif, tardif). Demandez cette information à votre fournisseur de semences avant tout achat.
Les sites des organismes techniques (Arvalis, Chambres d'Agriculture) publient des tableaux comparatifs avec les indices FAO de toutes les variétés disponibles.
2. Peut-on mélanger plusieurs indices de précocité sur une même exploitation ?
Oui, mélanger plusieurs indices de précocité présente plusieurs avantages agronomiques et organisationnels.
Étalement des dates de récolte : les variétés précoces se récoltent 10-15 jours avant les tardives. Cette échelonnement répartit les chantiers. La moissonneuse-batteuse ou l'ensileuse travaille plus longtemps sans surcharge ponctuelle.
Réduction du risque climatique : si les conditions se dégradent début octobre, les variétés précoces sont déjà récoltées. Seules les tardives subissent les intempéries. Le risque global se dilue.
Adaptation parcelle par parcelle : semez des variétés précoces sur parcelles séchantes ou froides. Réservez les variétés tardives aux parcelles profondes et chaudes. Chaque parcelle exprime son potentiel optimal.
La gestion nécessite une planification rigoureuse. Identifiez chaque parcelle selon sa précocité. Prévoyez les dates prévisionnelles de récolte. Organisez la logistique en conséquence.
3. Quelle différence entre indice FAO et groupe de précocité ?
L'indice FAO constitue une échelle internationale continue et numérique. Les valeurs s'échelonnent de 150 à 350 avec des graduations fines. Cette échelle permet une comparaison précise entre variétés.
Les groupes de précocité (très précoce, précoce, demi-précoce, demi-tardif, tardif) forment une classification française simplifiée. Ces classes regroupent des plages d'indices FAO.
Pour le maïs ensilage, les séries S0, S1, S2, S3 constituent une classification spécifique française. Chaque série correspond à une plage de précocité adaptée aux différentes régions.
Correspondance approximative :
S0 (très précoce) ≈ FAO 180-200
S1 (précoce) ≈ FAO 200-220
S2 (demi-précoce) ≈ FAO 220-240
S3 (demi-tardif) ≈ FAO 240-260
Les deux systèmes coexistent. Les semenciers indiquent généralement les deux sur leurs fiches produits.
4. Un maïs précoce donne-t-il forcément moins de rendement ?
Pas nécessairement. Dans les régions froides ou en altitude, un maïs précoce peut donner un meilleur rendement qu'un maïs tardif.
Une variété tardive qui ne mûrit pas correctement produit moins qu'une variété précoce bien adaptée. Le grain tardif reste humide. Le remplissage s'interrompt prématurément. Le rendement final déçoit.
Un maïs précoce bien adapté valorise 95-98 % de son potentiel génétique. Un maïs tardif mal adapté n'exprime que 70-80 % de son potentiel théorique.
L'écart de potentiel génétique (0,5-2,5 q/ha par point FAO selon Arvalis) ne se concrétise que si le cumul thermique permet d'atteindre la maturité. Sinon, l'avantage théorique disparaît.
Dans les régions froides, les variétés précoces sécurisent la récolte avant les gelées. Elles évitent les pertes d'humidité tardives. Les frais de séchage diminuent. Le revenu net peut dépasser celui d'une variété tardive récoltée trop humide.
5. Quelle précocité choisir pour un semis tardif ?
Pour un semis tardif (après le 15 mai en zone Nord, après le 1er mai en zone Sud), réduisez l'indice FAO de 20 à 30 points pour compenser la perte de temps de croissance.
Exemple : vous semez habituellement du FAO 250 au 25 avril. Vous devez semer le 15 mai (20 jours de retard). Choisissez du FAO 230-240 pour sécuriser la maturité.
Règle approximative : retirez 1 à 1,5 point FAO par jour de retard de semis. Un retard de 3 semaines (21 jours) justifie une réduction de 20-30 points FAO.
Le semis tardif raccourcit le cycle disponible. Le maïs dispose de moins de degrés-jours avant l'automne. Une variété trop tardive ne mûrit pas avant les premières pluies ou gelées.
Privilégiez aussi des variétés à bonne vigueur de démarrage. Un semis tardif subit des températures plus élevées mais aussi plus de pression adventices. La compétitivité précoce devient cruciale.
Passez à l'action dès aujourd'hui
Contactez votre technico-commercial Soufflet Agriculture pour planifier vos semis et commander les variétés de maïs adaptées à votre usage et à votre région.