Solutions de fertilisation du maïs

Les besoins en éléments du maïs sont conséquents, et leur absorption augmente de manière exponentielle à partir du stade 6-8 feuilles. Un raisonnement fin des apports est nécessaire afin d’éviter les carences.

Source : UNIFA

Fertilisation azotée

Les besoins en azote du maïs varient en fonction du type de production et de l’objectif de rendement.

Besoins en azote de la culture = objectif de rendement x besoin unitaire

Les besoins en azote du maïs deviennent importants après le stade 10 feuilles. Pour couvrir ceux-ci, l’apport principal doit être réalisé entre 4 et 10 feuilles et dans l’idéal à 6-8 feuilles.

Un apport au semis est nécessaire lorsque le reliquat azoté dans le sol est inférieur à 60 kg/ha (une dose de 40 kg/ha suffit à satisfaire les besoins d’azote des jeunes plantes jusqu’à 10 feuilles).

En sol superficiel et/ou filtrant sensible à la lixiviation des nitrates, pour des doses d’azote totales de 200 kg N/ha ou plus, il est recommandé de fractionner l’apport principal en deux passages, par exemple vers 4-6 feuilles puis vers 8-10 feuilles.

Attention aux pertes par volatilisation

L’urée est la forme d’azote majoritairement utilisée pour la culture du maïs. Cependant, cette forme est très sensible aux pertes par volatilisation, en particulier au printemps lorsque les sols sont réchauffés et lorsqu’il n’y a pas de précipitations après l’apport.

L’enfouissement rapide de l’engrais après épandage par un binage à 10-15 cm de profondeur est recommandé pour limiter ces pertes, ou positionner l’apport juste avant le premier tour d’eau.

Cependant, pour maximiser l’efficience des unités d’azote apportée, il est conseillé de s’orienter vers des formes moins sensibles à la volatilisation : urée avec inhibiteur d’uréase (EXTANCIA 46) ou formulations type ammonitrate, sulfate d’ammonium, phosphate d’ammonium (pour les apports en localisé).

Fertilisation en phosphore

Le maïs a besoin de 80 à 90 unités de phosphore pour réaliser son cycle. Le maïs grain est peu exigeant en phosphore, en revanche le maïs fourrage est moyennement exigeant.

Le phosphore étant un élément peu mobile, il est indispensable que le maïs en trouve suffisamment dans le sol dès le démarrage pour éviter ces situations de carences et assurer une implantation réussie.

Carence en P sur une plantule de maïs. La carence s’exprime par un rougissement des feuilles les plus âgés.

La localisation du phosphore permet de prévenir les carences précoces. Plusieurs solutions vous sont proposées :

Engrais NP granulé

En localisation au semis, il est recommandé d’apporter au minimum 40 à 60 unités de phosphore. Les engrais binaires NP apportent un peu d’azote pour booster le développement végétatif de la culture à l’implantation. Nous vous proposons dans notre gamme le 11-27-00 + 26 SO3

L’utilisation d’engrais NP avec du phosphore protégé peut être envisagé dans les sols à fort pouvoir fixateur ou à pH acide, pour limiter la rétrogradation et améliorer l’efficience des unités de phosphore apportées. Deux exemples de solutions disponibles dans nos gammes :

  • EXTANCIA 12-30 + 21 SO3

  • POLYPHOS 09-24-04 + 24 SO3

NP Microgranulés

Les engrais micro granulés permettent une meilleure dispersion de l’engrais, qui se retrouve au plus proche de la semence. C’est le cas du Rhizofort 12-48-00 + Zn.

Engrais liquide

Les engrais liquide permettent d’apporter du phosphore sous une forme ultra-soluble. Afin d’améliorer encore davantage la solubilité du phosphore du sol, nous vous proposons l’Agrolution pH low en engrais liquide. Il s’agit d’un engrais starter liquide, qui grâce à la technologie PeKacid permet d’améliorer la disponibilité du phosphore en abaissant le pH du sol dans la ligne de semis. La formulation est enrichie en zinc (0,7%), permettant de couvrir les besoins du maïs. Le faible indice de salinité évite les brûlures des jeunes plantules.

Besoin en potasse

Le maïs est une culture exigeante en potasse. Ses besoins sont supérieurs aux besoins en azote. La potasse se retrouve principalement dans les tiges et les feuilles. Un maïs grain exportera de faibles quantités de potasse (parties végétatives restituées), tandis qu’un maïs fourrage exportera des quantités considérables, entre 140 et plus de 200 kg K2O/ha selon le niveau de rendement. Il est indispensable de compenser ces exportations afin de ne pas appauvrir le sol.

Carence en potassium en maïs grain. On observe une décoloration caractéristique sur les extrémités des feuilles âgées, en forme de V.

Les apports de potasse peuvent se faire via les apports de matières organiques : la potasse contenue dans les engrais et amendements organiques est 100% disponible et aura la même efficacité qu’un apport minéral.

Des apports minéraux sont possibles en compléments ou en substitution des apports organiques, via des engrais binaires ou ternaires.

Besoin en zinc

Le maïs a des besoins élevés en zinc, il en mobile 500 à 600 g/ha. Des apports peuvent être effectués avec l’engrais localisé au moment du semis, afin de prévenir les carences. Des apports foliaires sont également possibles via des produits de biostimulation pour compléter les apports au sol. Nous vous proposons dans notre gamme :

  • ASTREA START Zn+, composé de 132 g/l N + 78 g/l P2O5 + 108 g/l K2O + 19.6 g/l Zn + polyphénols + acides aminés + extrait humique + radicelles d’orges (extraits végétaux)

Des solutions foliaires sont possibles après l’apparition des symptômes d’une carence. Une pulvérisation de l’ordre de 500g/ha est préconisée, pour une correction de carence modérée. Nous vous proposons plusieurs solutions dans notre gamme :

  • FERTI Zn (600 g/l Zn + 100 g/l N) - 3l/ha

  • Chel Zinc (90g/l Zn EDTA) – 3l. La forme chélatée améliore l’absorption de l’élément par le maïs.