Note de marché du mardi 3 mars 2026

  • Parité €/$: 1,1668. La parité évoluait nettement en faveur du dollar, porté par son statut de valeur refuge dans un contexte de fortes tensions géopolitiques au Moyen-Orient. Le dollar profitait à la fois de la flambée des prix de l’énergie, libellés en dollars, et de la perception que les États-Unis sont moins exposés aux risques d’approvisionnement grâce à leur indépendance énergétique. À l’inverse, l’euro et le yen, rattachés à des économies importatrices de pétrole et de gaz, subissaient la hausse de la facture énergétique. Cette combinaison renforçait la demande pour le dollar, entraînant un repli marqué des autres grandes devises sur le marché des changes.

  • Pétrole : Gasoil à 905 $/t. Brent à 80.1 $/baril. Les prix du pétrole progressaient nettement, stimulés par l’escalade du conflit au Moyen-Orient après les frappes israélo-américaines contre l’Iran et les tirs de représailles qui ont suivi, ainsi que par l’extension des hostilités au Liban. Cette aggravation des tensions fait peser un risque direct sur l’approvisionnement mondial : les principaux armateurs évitent désormais le détroit d’Ormuz, par lequel transite environ 20 % du pétrole consommé dans le monde, tandis que plusieurs installations énergétiques régionales ont été visées. Ce contexte nourrit une forte prime de risque géopolitique, soutenant les cours du brut et ravivant les craintes sur la sécurité des flux pétroliers internationaux.

  • Les marchés céréaliers mondiaux débutaient la semaine en baisse, pénalisés par des prises de bénéfices après les hausses de vendredi, un apaisement météo aux États-Unis et la dissipation progressive de l’effet « valeur refuge » lié aux tensions géopolitiques.

  • Sur le MATIF, Le blé affichait une légère baisse lundi, malgré un début de séance orienté à la hausse. Le marché suivait le mouvement correctif du blé américain, après les achats saoudiens plus importants qu’annoncé (794 000 t), qui ont surtout souligné les risques logistiques actuels sans pour autant soutenir durablement les cours européens. Les opérateurs restaient prudents face à un contexte géopolitique instable et à une volatilité accrue sur l’ensemble des matières premières. L’échéance mai 26 clôturait à 201.25 €/t et le septembre 26 à 205.75 €/t.

  • Le maïs MATIF testait les 200 €/t sur l’échéance juin 2026, porté par la forte progression du pétrole et par une demande intracommunautaire toujours active. Le marché profitait aussi d’un regain d’intérêt pour les céréales utilisées en alimentation animale, tandis que les exportations ukrainiennes en hausse en février (+1 % à 3,4 Mt) contribuaient à maintenir un flux commercial soutenu sur la zone euro. Le MATIF maïs clôture à 198.75 €/t sur l’échéance juin 26 et à 202.5 €/t sur l’échéance août 26.

  • Côté oléagineux, le colza MATIF enregistrait de solides gains sur le contrat mai 2026, après avoir approché la zone clé des 500 €/t en séance. La dynamique haussière s’appuyait sur la flambée des cours de l’énergie et sur la forte progression des huiles végétales mondiales, notamment l’huile de palme malaisienne et l’huile de soja US. Le marché bénéficiait aussi d’un climat global tendu sur les matières premières, renforcé par les perturbations logistiques au Moyen-Orient. Le colza mai 26 clôture à 494 €/t et à 476.75 €/t sur l’aout 26.

  • Arabie saoudite : Achat de 794 000 t de blé, bien au-delà des volumes prévus, afin de sécuriser ses approvisionnements dans un contexte géopolitique tendu.

  • Ukraine : Les exportations de céréales reculent à 22,3 Mt depuis juillet, soit –25 % sur un an, en raison des contraintes logistiques et climatiques persistantes.

  • Australie : Le pays s’oriente vers une production record de 36 Mt de blé, dans ce qui serait la troisième meilleure récolte de son histoire.

  • Brésil : La production totale de maïs 2025/26 est attendue à 141,71 Mt, légèrement révisée en baisse mais toujours supérieure à l’an dernier.

  • États-Unis : L’huile de soja atteint un plus haut de deux ans, soutenue par la vigueur du pétrole et la demande en biocarburants.

  • Europe : Les intempéries majeures perturbent l’Ouest et le Nord du continent, affectant les cultures, les transports et certaines infrastructures énergétiques.

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