Note de marché du mardi 24 Février 2026

  • Parité €/$: 1,1787. La parité EUR/USD évolue autour de 1,1790, le dollar restant affaibli par le climat d’incertitude autour des droits de douane après la décision de la Cour suprême. Le manque de clarté sur la politique commerciale américaine pèse sur le dollar, tandis que l’or bénéficie de ce contexte.

  • Pétrole : Gasoil à 734.75 $/t. Brent à 71.4 $/baril. Toute escalade militaire entre les États-Unis et l’Iran ferait peser un risque majeur sur l’approvisionnement mondial, notamment via le détroit d’Hormuz, qui concentre près d’un cinquième du transit pétrolier mondial. Face à un tel choc potentiel, les réserves stratégiques des États-Unis, encore bien fournies malgré leur baisse récente, ainsi que les vastes stocks chinois constitueraient les principaux amortisseurs pour stabiliser le marché. La réaction de Pékin, susceptible de réduire ses achats ou de puiser dans ses réserves si les prix s’envolent, serait particulièrement déterminante pour éviter une flambée durable du brut.

  • Les marchés céréaliers mondiaux évoluent de manière contrastée, pris entre l’incertitude douanière américaine, la reprise progressive de la demande export et les nouvelles estimations haussières de production en mer Noire.

  • Sur le MATIF, Le blé poursuivait son repli, repassant sous les 199 €/t sur l’échéance mai 2026 après quelques prises de bénéfices. Le marché restait largement aligné sur la tendance du CBOT, encore pénalisé par les incertitudes entourant les politiques douanières américaines. Les opérateurs surveillaient également l’impact potentiel de l’épisode de froid sur les cultures en mer Noire et en Europe de l’Ouest, sans éléments nouveaux pour inverser la dynamique. L’échéance mai 26 clôturait à 197.75 €/t et le septembre 26 à 200.75 €/t.

  • Le maïs MATIF progressait, soutenu par la fermeté du CBOT ainsi que par les gains du pétrole et du soja, qui portaient l’ensemble du complexe. L’amélioration de la demande internationale ajoutait un léger soutien supplémentaire. Toutefois, en toile de fond, la reprise soutenue des exportations ukrainiennes pourrait limiter le potentiel haussier de l’origine européenne dans les semaines à venir. Le MATIF maïs clôture à 192.5 €/t sur l’échéance juin 26 et à 196 €/t sur l’échéance août 26.

  • Côté oléagineux, le colza MATIF grappillait quelques gains dans un contexte d’euro stable, porté par la solidité du complexe oléagineux mondial et par la progression de l’huile de soja comme du pétrole. Le marché restait toutefois marqué par un fort attentisme, les opérateurs scrutant l’évolution des droits de douane et les implications possibles pour les flux commerciaux, notamment avec la Chine, alors que l’arrivée de la nouvelle récolte brésilienne contribue déjà à une concurrence accrue. Le colza mai 26 clôture à 490.25 €/t et à 470.75 €/t sur l’aout 26.

  • Algérie : L’Algérie lance un appel d’offres pour 50 000 t de blé tendre meunier, livraison prévue avril–mai 2026.

  • Taïwan : Le groupe d’achat MFIG cherche jusqu’à 65 000 t de maïs fourrager pouvant provenir des États-Unis, d’Argentine, du Brésil ou d’Afrique du Sud.

  • Ukraine : La récolte de blé 2026 pourrait atteindre 23,1 MMT, en hausse de 2,9 % grâce à des surfaces ensemencées accrues malgré un léger recul des rendements.

  • Chine : Les achats de soja américain (~8 MMT) pourraient ralentir en raison de l’invalidation des tarifs Trump et du prix plus élevé du soja US par rapport au brésilien.

  • Brésil : La récolte de soja 2025/26 est à 30 %, le rythme le plus lent depuis 2020/21, affecté par des semis et pluies tardifs, avec des risques de pertes dans l’État du Rio Grande do Sul.

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