Note de marché du Lundi 15 décembre 2025
Parité €/$: 1,1733. L’EUR/USD se maintient autour de 1,17, soutenu par une BCE désormais perçue comme ferme, les marchés n’anticipant plus de baisse de taux en 2026. À l’inverse, le dollar reste sous pression avec une Fed plus accommodante attendue dans les mois à venir. Ce différentiel de politique monétaire favorise l’euro et permet à la parité de rester élevée, même si l’absence de catalyseur immédiat limite pour l’instant toute accélération haussière.
Pétrole : Gasoil à 629.5 $/t. Brent à 61.34 $/baril. Les prix du pétrole rebondissent légèrement ce matin, soutenus par les craintes de perturbations de l’offre liées à l’escalade des tensions entre les États-Unis et le Venezuela ainsi qu’aux attaques ukrainiennes sur des infrastructures russes. Ce soutien géopolitique compense partiellement les inquiétudes persistantes d’excès d’offre mondiale et la perspective qu’un éventuel accord de paix Russie-Ukraine augmente à terme la production russe, ce qui limite néanmoins le potentiel haussier du marché.
À l’échelle mondiale, les céréales évoluent dans le rouge, pénalisées par des perspectives d’offre abondante, des conditions de culture favorables en Amérique du Sud et une concurrence accrue à l’export, malgré une demande qui reste présente mais insuffisante pour inverser la tendance.
Les cours du blé MATIF ont nettement cédé du terrain, sous l’effet d’une pression concurrentielle accrue à l’export. La révision à la hausse de la production argentine 2025/26 renforce la disponibilité mondiale à moyen terme et accentue la compétitivité de l’hémisphère Sud, tandis que les flux russes restent soutenus. En parallèle, l’absence de soutien clair de la demande et une certaine rétention des acheteurs européens face aux origines alternatives ont limité tout rebond technique. L’échéance mars 26 clôturait à 189 €/t et le mai 26 à 191.75 €/t.
Le maïs MATIF s’est légèrement érodé, principalement entraîné par le mouvement baissier du blé. Le marché reste globalement bien approvisionné, avec peu de tensions visibles sur la demande intracommunautaire à court terme. Les exportations ukrainiennes, encore contraintes par des facteurs logistiques, ont néanmoins permis de contenir la baisse et d’éviter un décrochage plus marqué des cours. Le MATIF maïs clôture à 185.75 €/t sur l’échéance mars 26 et à 188 €/t sur l’échéance juin 26.
Côté oléagineux, le colza MATIF a enregistré un repli plus significatif, dans le sillage du canola canadien et du complexe soja américain, alors que la plupart des huiles végétales évoluaient également à la baisse. La cassure technique du seuil des 480 €/t sur l’échéance février 2026 a déclenché des ventes supplémentaires, accentuant la pression, dans un contexte de pétrole peu porteur et d’absence de nouvelles haussières sur le front fondamental. Le colza février 26 clôture à 475.75 €/t et à 467.75 €/t sur le mai 26.
Chine : La production totale de céréales atteint un record de 714,9 MMT (+1,2 %), portée surtout par le maïs (301,2 MMT, +2,1 %), tandis que le blé reste stable et le riz progresse légèrement.
Argentine : Le gouvernement a officialisé la baisse des droits à l’exportation sur le blé, le maïs et le complexe soja, renforçant la compétitivité des origines argentines sur le marché mondial.
Ukraine : Au 11 décembre, l’Ukraine avait récolté 55,5 MMT de céréales, soit 92,4 % des surfaces semées, confirmant une campagne globalement avancée malgré le contexte opérationnel.
Russie : Les chargements de céréales ont bondi à 6,0 MMT en novembre, soit +26,6 % sur un an, marquant une accélération notable en début de campagne 2025/26.
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